L’expression correspond à des armoires , des bahuts ou des buffets tous de faible profondeur ( une quarantaine de centimètres ).
Ces meubles présentent des côtés plats , sans aucun panneau ou moulure , et d’un seul tenant .
La limande ne demande aucun assemblage type tenons / mortaises, sa façade est tout simplement clouée aux bords extrêmes des montants avec des clous forgés à la main et à têtes plates.
Le résultat donne des façades soignées, réalisées dans des bois de qualité type noyer, merisier, cerisier… avec des bâtis eux très rustiques en bois type peuplier ou pin.
A l’origine de ces meubles, des contraintes liées au transport, car il était plus simple pour les montagnards de Bigorre d’apporter uniquement des façades travaillées que des meubles entiers. Les acheteurs ajoutaient le reste du meuble dans des bois moins noble et sans fioriture.
Néanmoins ce mobilier assez simple peut cohabiter avec des meubles beaucoup plus prestigieux, comme les armoires-pantalonnières très répandues dans le Gers, mais nous aborderons ce sujet une autre fois…